L'histoire de Tulikivi

C'est si froid dehors…

Remontons environ trois milliards d’années dans le temps.

À cette époque, la terre était tout feu tout flamme. Ensuite, elle s’est refroidie en surface. Les plaques continentales se sont mises en mouvement, se sont cherchées les unes les autres et se sont pour finir plissées en montagnes.

Dans la Carélie finlandaise, à l’endroit de l’actuelle commune de Juuka, au sein de la chaîne montagneuse carélienne et à des kilomètres de profondeur, à une pression et une température effroyables, les minéraux ont commencé à se recristalliser, à se solidifier et à prendre forme.

Ce spectacle des éléments a engendré un rarissime caprice de la nature : la stéatite était née.

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La terre a fini par s’apaiser. Le soleil s’est montré, la nature s’est réveillée et le premier homme a fait son apparition.

Il a dompté le feu, en découvrant à peu près à la même époque la stéatite. C’était une pierre mystérieuse : plus lourde que les autres, mais qui pouvait pourtant être taillée.

L’homme a continué l’œuvre de la terre, en façonnant la stéatite en fétiches, en haches et en objets cultes. Ceux-ci suscitaient un respect mérité autour des feux de camp et dans la pénombre des grottes – et ils tenaient accessoirement les forces du mal à l’écart.

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Petit à petit, l’homme s’est lui aussi apaisé : il s’est sédentarisé et a commencé à bâtir des maisons. En Scandinavie, la neige dépassait l’hiver la hauteur du nombril. Les rondins gelaient et éclataient. Le froid s’immisçait inéluctablement sous les vêtements.

C’est alors que l’homme a trouvé un nouvel usage pour la stéatite. Les maisons avaient besoin de poêles capables d’emmagasiner en eux de la chaleur. Et c’était bien là le rôle idéal pour la stéatite ! En effet, la Mère-Nature lui avait fait don des caractères innés de la pierre dont on fait les poêles : une masse spécifique élevée, une phénoménale capacité de rétention de la chaleur et une excellente résistance au feu.

Les humains ont ainsi pu subsister même lors des grands froids de l’hiver et la stéatite avait trouvé sa voie dans les habitations du Grand Nord.

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Le temps suivit son cours et – vers la fin du 19e siècle – l’exploitation industrielle de la stéatite commença. L’époque Art Nouveau fut l’âge d’or de la stéatite. Notre pierre miraculeuse grise avait trouvé sa place dans les structures et les façades des immeubles, les dallages, les colonnes, les escaliers...

La réputation de la stéatite se propagea rapidement partout dans le monde. Au faîte de sa gloire, la pierre s’expédiait par tonnes pour les besoins des cours européennes. La stéatite – longuement couvée par la Mère-Nature – était devenue sacrément célèbre.

Parmi ces bâtiments, bon nombre donnent toujours l’impression d’être comme neufs, et leurs poêles sont toujours en service.

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À un moment donné, le recours à la pierre tomba en oubli. La stéatite s’assoupit elle aussi, jusqu’à ce que de nouveaux adeptes en comprirent les vertus.

Les gens commencèrent à chercher leurs origines et à apprécier l’atmosphère du feu vivant et des matériaux de construction naturels. L’authentique prit le pas sur l’artificiel.

Au début des années 1980, la société Suomen Vuolukivi Oy (aujourd’hui Tulikivi Oyj) prit une décision audacieuse et rouvrit une ancienne carrière de stéatite à Nunnanlahti, sur le territoire de la commune de Juuka. Nous souhaitions poursuivre les traditions et la fabrication industrielle des cheminées à accumulation de chaleur démarra à plein régime.

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Alors un ingénieur, puis peu après un designer industriel, apportèrent leurs compétences.

L’ingénieur eut un déclic : il fallait mettre au point à partir de la pierre naturelle sans âge quelque chose de moderne pour chauffer les habitations et mettre de l’ambiance, en enthousiasmant même les consommateurs les plus difficiles. Le designer veilla à ce que le résultat final soit un régal pour les yeux et s’intègre parfaitement à l’habitat, y compris le plus moderne.

Ce travail de création d’une rigueur scientifique porta ses fruits. Il déboucha sur le poêle-cheminée Tulikivi, dans lequel le bois brûle de manière saine, la chaleur s’accumule efficacement et est restituée longtemps et avec modération.

Le matériau pour les poêles, magistrale œuvre de la nature, est resté cependant intact. Chaque poêle-cheminée Tulikivi est réalisé en authentique pierre stéatite de Finlande orientale. Son élégance découle de la structure massive de la pierre naturellement conçue pour les cheminées dans laquelle l’énergie du feu s’emmagasine.

Un esprit sage a d’ailleurs affirmé que le poêle-cheminée Tulikivi constitue une invention bien plus astucieuse qu’un téléphone portable, par exemple. Nous ne pouvons qu’être d’accord !

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Pour nous autres, les descendants du peuple des forêts, le feu continue d’être un élément crucial et tout proche. La mystérieuse stéatite et la douce chaleur du poêle à bois constituent des valeurs qui ne sont pas prêtes de disparaître.

La pierre sans âge s’est d’ailleurs parfaitement adaptée à l’habitat urbain. Extraite des entrailles de la terre, la stéatite est un compagnon humble, reconnaissant et beau, qui se prête non seulement au chauffage, mais aussi à la décoration et à la construction.

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Lorsque souffle un vent à décorner les bœufs, qu’il tombe une pluie battante et que l’âme a besoin d’être réchauffée, invitez vos amis à découvrir la magie du poêle-cheminée Tulikivi.

Demandez-leur de toucher la pierre dont le simple contact apaise. Elle est robuste, mais chaleureuse et conviviale. La surface de la pierre est grise comme la terre, mais elle recèle en elle une véritable force primitive, pleine de ténacité et de loyauté.

Une telle pierre et un tel poêle continuent d’avoir leur place dans le monde froid qui nous entoure.